https://www.youtube.com/live/kTrwDcY4sjM

📿🕊️ Rejoignez-nous pour le sixième Rosaire pour la paix en Terre Sainte ce samedi 24 octobre : à 10 h à Mexico, à 18 h en Palestine et à 19 h dans le reste de la Terre Sainte. Unissons nos prières pour la paix !

Padre Pio a prié jusqu’à 34 chapelets en une seule journée : le secret de sa dévotion à la Vierge

Un témoignage de 1954 révèle l’extraordinaire attachement du saint capucin au chapelet, une prière qui l’accompagnait tout au long de ses journées au couvent de San Giovanni Rotondo et qu’il considérait comme essentielle à sa vie spirituelle.

DEVOCIÓN

Ana Paula Morales (Poli)

10/23/20267 min temps de lecture

Le 6 février 1954, vers neuf heures du soir, le père Carmelo de Sessano demanda à Padre Pio combien de chapelets il avait récités au cours de la journée. Le capucin répondit qu’il en était à 34 et qu’il lui en restait encore deux avant de se coucher.

Cette conversation, rapportée parmi les témoignages diffusés par la Padre Pio Foundation, montre à quel point le chapelet faisait partie du quotidien de saint Pio de Pietrelcina, ce prêtre italien connu pour les stigmates de la Passion du Christ et les longues heures qu’il consacrait au confessionnal.

Ce chiffre peut surprendre, mais il ne s’agit pas du seul témoignage de son intense vie de prière. Le père Marcellino, l’un des religieux qui vécurent à ses côtés, raconta que le saint s’efforçait de toujours garder un chapelet entre les mains. Même lorsqu’il avait besoin d’aide pour se laver les mains, il faisait passer le chapelet d’une main à l’autre afin de ne pas s’en séparer.

Selon les souvenirs conservés par cette même fondation, Padre Pio avait également l’habitude de garder des chapelets près de son lit et sous son oreiller, pour pouvoir continuer à prier pendant la nuit.

Combien de chapelets récitait-il chaque jour ?

Les récits de ceux qui ont connu Padre Pio mentionnent des chiffres différents. Un jour, le prêtre aurait répondu au père Mariano qu’il récitait environ 30 chapelets par jour, tandis qu’il aurait évoqué auprès du père Michelangelo le chiffre de 32 ou 33 au cours d’une journée.

Ces témoignages, recueillis par la Padre Pio Foundation, éclairent l’importance que le saint accordait à cette prière. Ils ne constituent toutefois pas un relevé systématique permettant d’établir avec précision combien de chapelets il récitait quotidiennement.

Au-delà des chiffres, ceux qui l’ont connu soulignaient unanimement sa persévérance. Pour le capucin, le chapelet était une manière de demeurer uni à Dieu par l’intercession de la Vierge Marie, même pendant les longues journées consacrées à l’accompagnement spirituel des pèlerins qui affluaient à San Giovanni Rotondo.

Le saint insistait aussi sur l’importance de contempler les mystères de la vie de Jésus-Christ. Lorsque quelqu’un évoquait le caractère répétitif du chapelet, il rappelait que chaque dizaine invitait à méditer un mystère différent. À ceux qui se fatiguaient pendant la prière, il recommandait de se reposer un peu, puis de la reprendre.

Le chapelet, son arme spirituelle

Padre Pio employait fréquemment le langage du combat spirituel pour parler de la prière. Il était convaincu que la vie chrétienne exigeait de la persévérance, de la confiance en Dieu et une relation constante avec la Vierge Marie.

Lors de sa canonisation, célébrée le 16 juin 2002 sur la place Saint-Pierre, saint Jean-Paul II rappela l’une des expressions les plus connues du capucin : « La prière est la meilleure arme que nous ayons, une clef qui ouvre le Cœur de Dieu. »

Dans cette homélie, le Souverain Pontife expliqua que la fécondité apostolique du saint provenait de son union constante avec Dieu, manifestée par les longues heures qu’il passait à prier et à administrer le sacrement de pénitence.

Le Pape rappela également que Padre Pio se définissait volontiers comme « un pauvre frère qui prie », une expression qui résume la place qu’il accordait à la prière comme fondement de son ministère sacerdotal.

Sa dévotion à la Vierge Marie occupait une place particulière dans cette spiritualité. Le chapelet était bien davantage qu’une pratique de piété : il lui permettait de contempler le Christ en compagnie de sa Mère et de lui confier les difficultés de la vie.

Saint Jean-Paul II le présenta comme un exemple de dévotion au rosaire

Quatre mois après avoir canonisé Padre Pio, saint Jean-Paul II publia, le 16 octobre 2002, la lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, consacrée au saint Rosaire.

Dans ce document, le Souverain Pontife évoqua plusieurs saints qui avaient trouvé dans cette prière un chemin de sanctification, parmi lesquels saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Padre Pio de Pietrelcina et Bartolo Longo, alors bienheureux.

Le Pape expliqua que le rosaire, tout en ayant un caractère profondément marial, est essentiellement une prière centrée sur le Christ, puisqu’il permet de contempler les principaux événements de sa vie auprès de la Vierge Marie.

Cette perspective aide à comprendre la dévotion de Padre Pio : son amour pour Marie était étroitement lié à sa relation avec Jésus-Christ et à sa vocation sacerdotale.

Une vie de prière et de charité

L’intense dévotion du capucin au chapelet était indissociable de son service des autres. Pendant des décennies, il accueillit de nombreux pèlerins qui se rendaient à San Giovanni Rotondo pour se confesser, demander un conseil spirituel ou solliciter ses prières.

Son souci de ceux qui souffraient se traduisit également par la création de la Casa Sollievo della Sofferenza — la Maison du soulagement de la souffrance —, un hôpital inauguré en 1956 pour accueillir les malades.

Lors de la cérémonie de canonisation, saint Jean-Paul II souligna cette union entre vie spirituelle et œuvres de miséricorde : « Prière et charité : voilà une synthèse très concrète de l’enseignement de Padre Pio. »

Le Souverain Pontife indiqua que ces deux dimensions appartenaient à une même vocation, dans laquelle la prière constante trouvait une expression concrète dans l’accueil des pénitents et l’attention portée aux personnes dans le besoin.

Padre Pio mourut le 23 septembre 1968, à l’âge de 81 ans, et fut canonisé par saint Jean-Paul II le 16 juin 2002.

Sa dévotion au chapelet demeure l’un des aspects les plus connus de sa spiritualité. Les témoignages sur les nombreuses fois où il le récitait chaque jour révèlent une pratique extraordinaire, mais son enseignement ne se réduit pas au nombre de prières.

Pour le saint capucin, le chapelet était un chemin de persévérance, de contemplation et de confiance en la Vierge Marie, une prière qui accompagnait aussi bien sa vie intérieure que son service auprès de ceux qui venaient chercher son aide.

Illustration de saint Pio de Pietrelcina priant le chapelet, l’une de ses dévotions majeures. Image générée par intelligence artificielle pour Press Crux.

Vous souhaitez nous aider à grandir ? Lisez. Priez. Partagez.

Lisez nos articles et faites de chaque histoire une prière : pour le pays qui traverse une crise, pour ceux qui souffrent, pour les missionnaires et pour la personne qui partage son témoignage.

Tout au long de ma vie, j’ai été inspirée par l’exemple d’un saint qui priait en lisant les nouvelles : il regardait le monde et le présentait à Dieu.

Et, si vous le pouvez, soutenez Press Crux pour nous permettre de continuer à raconter ces histoires avec rigueur, indépendance et espérance.

À lire également

Actualités

Un regard catholique sur l’Église, la politique et la culture.

Articles

Avis

apmorales@presscrux.org

© 2026 Press Crux. Tous droits réservés.

Escribe tu texto aquí...

Escribe tu texto aquí...

Escribe tu texto aquí...