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En Terre sainte, de jeunes catholiques prient ensemble en arabe et en hébreu
Plus de 300 personnes ont participé au festival des jeunes du vicariat Saint-Jacques. À Deir Rafat, des jeunes de différentes paroisses ont partagé des temps de prière, des ateliers et un repas, lors d’une journée marquée par le désir de réconciliation.
TERRE SAINTE
Ana Paula Morales (Poli)
11/5/20263 min temps de lecture


Légende : Deir Rafat, en Terre sainte, où s’est tenu le festival des jeunes du vicariat Saint-Jacques. Photo : Wikimedia Commons.
Deir Rafat, Israël. De jeunes catholiques arabophones et hébréophones ont prié ensemble lors du festival des jeunes du vicariat Saint-Jacques. La rencontre du 31 octobre 2026 a réuni plus de 300 personnes, selon Vatican News. Des jeunes de différentes paroisses de Terre sainte y ont participé. Au programme figuraient des ateliers, un repas partagé et une messe annoncée par le Patriarcat latin de Jérusalem.
Deir Rafat abrite le sanctuaire de Notre-Dame, Reine de Palestine, ainsi qu’une communauté des Sœurs de Bethléem. La prière dans les deux langues a donné à cette rencontre un relief particulier. Le père Piotr Żelazko, vicaire patriarcal pour les catholiques de langue hébraïque en Israël, a expliqué à Vatican News que les jeunes des deux communautés ont rarement l’occasion de se retrouver et de prier ensemble, chacun dans sa propre langue.
Se retrouver malgré le conflit
Le conflit évoqué est d’abord la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, commencée en octobre 2023, dont les conséquences continuent de marquer la Terre sainte. Bien qu’un cessez-le-feu soit entré en vigueur en octobre 2025, les Nations unies signalaient encore des violences et des victimes civiles à Gaza quelques jours avant la rencontre. Le père Żelazko fait aussi référence à la guerre avec l’Iran, qui avait rendu incertaine la reprise du festival. Ces événements forment la toile de fond de cette journée où des jeunes catholiques arabophones et hébréophones ont choisi de se retrouver pour prier.
Le festival avait été interrompu à cause du conflit. Le père Żelazko a rappelé qu’en 2025, les organisateurs avaient décidé de préparer une nouvelle édition malgré la guerre avec l’Iran. Ils ont poursuivi les préparatifs dans l’incertitude. Lorsque le cessez-le-feu est intervenu, tout était prêt pour que la rencontre puisse avoir lieu.
Le prêtre, qui vit en Terre sainte depuis près de vingt ans, a aussi évoqué les blessures que la guerre laisse chez les jeunes. Dans son entretien avec Vatican News, il a parlé de la peur et de la solitude que beaucoup éprouvent, ainsi que de la difficulté à faire place au désir de réconciliation au milieu de ces épreuves. À Deir Rafat, les ateliers et le repas leur ont donné le temps de faire connaissance et d’échanger. La prière leur a permis de vivre ensemble un moment qu’ils partagent d’ordinaire au sein de communautés de langues différentes.
Le père Żelazko espère que le festival pourra se tenir chaque année et accueillir, à terme, des jeunes d’autres pays. Il souhaite que ceux qui se sont rencontrés à Deir Rafat puissent continuer à se retrouver et à prier ensemble plus d’une fois par an.


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